Chomeaux, l’artiste fou de la forêt de Fontainebleau

Roger-Edmond Chomeaux, dit « Chomo » est un artiste et sculpteur français. En effet, souvent comparé à Salvador Dalí, il a vécu, pendant 40 ans, en ermite dans la forêt de Fontainebleau. Ses œuvres, toujours visibles, démontrent de ce fait tout le génie de cet artiste, mort en 1999. (Image d’en-tête : © Clovis Prévost/Libération.fr)  

© Pinterest/ Télérama.fr
Le village Préludien de Chomo

Chomo fait partie de ces artistes inclassables en France. Véritable précurseur de l’art de la récup‘, celui qui était à la fois peintre, poète, musicien, sculpteur, architecte, cinéaste, était avant tout un avant-gardiste. 

Village
© Pascal Brousse/ Association des Amis de Chomo

Ainsi, c’est dans les années 60 que l’artiste décide de s’installer dans son Village d’Art Préludien. En réalité, située sur la commune d’Achères-la-Forêt, à Fontainebleau, la forêt abrite une seule personne : Chomo. 

forêt de Fontainebleau
© Association des Amis de Chomo/Facebook.com

Pendant 40 ans, l’artiste devenu ermite réalise des œuvres et construit des bâtiments. Pour cela, il récupère des matériaux dans les bois, les décharges ou encore les casses automobiles. Un monde poétique et spirituel, fait de bric et de broc. 

Vue de l'intérieur
© Sophie Lepetit/Facebook.com

Jusqu’à la fin de sa vie, Chomo reçoit les curieux venus admirer ses créations. En plus de ses visites, l’artiste-ermite n’hésite pas à initier les visiteurs à sa vision de l’existence. 

sculpture
© Sophie Lepetit/Facebook.com
Une conception de l’art propre à lui

Cette vision de l’existence contraste fortement avec la société de consommation dans laquelle vit l’artiste. Pourtant, l’artiste rencontre un grand succès lors de sa première et seule exposition à la galerie Jean Camion, à Paris. De grands noms comme Jean Cocteau, Picasso ou Anaïs Nin viennent découvrir les bois brûlés. Mais pour l’artiste, l’art n’a pas de prix et n’est pas à vendre. 

Le refuge
© Sophie Lepetit/Facebook.com

Jusqu’au bout, l’artiste restera ainsi fidèle à sa révolte contre cette société de consommation. Malgré des études aux Beaux-arts de Paris, Chomo se définit comme « illettré ». En juin 1999, il s’éteignait en laissant derrière lui un important héritage artistique. Il avait peint sur un panneau une sorte de conclusion de sa vie : « Quelle empreinte auras-tu laissée sur la terre pour que ton dieu soit content ? ».

© Clovis Prévost/Libération.fr

Ces dernières années, de nombreuses expositions lui rendent hommage. Par exemple, La Halle Saint-Pierre, à Paris, a notamment exposé ses peintures, sculptures et écrits en 2010. 

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